Patois de Pleigne

Jean-Marie Chèvre

Enquête à Courtemautruy (Courgenay) le 7 mars 2026 (80 ans).

La famille de Jean-Marie, originaire de Mettembert, vit depuis plusieurs générations à Pleigne. Lui est né et a grandi là-bas, où il a été paysan. Il habite aujourd’hui à Courtemautruy.

Lorsqu’il était jeune, le patois s’entendait spontanément dans les rues de Pleigne. Si son père ne parlait presque que patois, sa mère répondait en français, et Jean-Marie répondait aussi bien dans une langue que dans l’autre. Il a plus tard participé à des pièces de théâtre données à Pleigne.

Je m’appelle Jean-Marie Chèvre, je suis venu au monde à Pleigne après la guerre. J’ai fait le paysan. J’ai appris patois avec les gens qui le parlaient : tout le village parlait patois, on se connaissait tous, nous nous connaissions tous. Mes parents m’ont fait en patois. Ils parlaient les deux patois et puis français : mon père parlait en patois, ma mère y répondait en patois.

Blaise Guenat (18.01.1950)

Enquête à Pleigne le 28 mars 2025 (75 ans).

Blaise est né à Pleigne, sa commune d’origine, qu’il n’a quittée que trois ans pour Bienne. Il était employé postal.

Il a conversé en patois avec ses parents, ses oncles et tantes ainsi que ses voisins, et il a participé une fois à une pièce de théâtre.

Je m’appelle Blaise Guenat, je viens de Pleigne. J’ai parlé patois avec mes parents, mes beaux-parents, mes oncles, mes tantes, voilà.