Patois de Soulce

Roland Domon (24.01.1938)

Enquête à Glovelier le 24 mars 2026 (88 ans).

Roland a grandi à Soulce, sa commune d’origine. Il a commencé sa carrière dans la fabrication de boites de montre, puis comme maçon et bucheron avec son père. Il a finalement appris le métier de boucher à Alle, où il vit depuis.

Il discutait en patois avec ses parents et ses grands-parents, puis son beau-père. Il le parlait et le parle encore volontiers avec les ainés d’Alle.

Je m’appelle Roland Domon, je viens du village de Soulce et puis… j’ai fait… toutes mes années à la boucherie de Alle. J’ai appris le patois avec mon grand-père, mes parents et puis mon beau-père. Mon beau-père, il ne parlait que le patois. À Alle, j’aimais bien parler avec les gens de mon âge, les ainés. J’aime bien parler patois, mais il n’y a plus beaucoup de gens qui peuvent suivre une conversation, c’est bien dommage !

Sylviane Humair Patois de Courtételle

Denise Villat-Crétin (07.01.1941)

Enquête à Delémont le 21 février 2025 (84 ans). Enquête RTS le 17 octobre 2025.

La scierie de Bollement (Saint-Brais), où Denise est née, a appartenu à la famille jusqu’à leur déménagement à Saint-Brais. Après quelques années en tant qu’ouvrière dans une usine, Denise a emménagé à Courtételle avec son mari, puis à Delémont. Elle travaillait alors à domicile tout en s’occupant de leurs enfants.

Sa mère venait de Châtillon et son père de Soulce ; toute la famille conversait en patois. Denise a ensuite continué à pratiquer cette langue en chorale, au théâtre et en amicale. Elle a été présidente de l’Amicale des patoisants vadais pendant une dizaine d’années.

Je m’appelle Denise Villat-Crétin, je suis née à Bollement le sept du un quarante et un. Mon père était de Soulce, ma mère de Châtillon. J’ai appris le patois avec eux, un petit peu un mélange, et puis à la maison, nous parlions tous le patois ensemble. Je suis née donc à Bollement, c’était une scierie, une caisserie, un moulin, et puis il fallait faire travailler tout cela. J’ai parlé le patois ici au fond, à Delémont, dans la chorale des patoisants vadais : chaque année nous faisions une veillée avec des chants, du théâtre, des plaisanteries, et puis nous dansions après, c’était chaque année que nous faisions cela. J’ai été présidente une dizaine d’années et puis j’ai dû arrêté parce que je suis allée travailler et puis je n’avais plus le temps de m’occuper de cela.