Albert Petitat (28.10.1939)

Enquête à Porrentruy le 18 octobre 2025 (85 ans).

Originaire de Grandfontaine, où il est né, Albert a ensuite habité Moutier, Neuchâtel, Zurich puis Porrentruy. Il a travaillé pour la poste.

S’il a entendu le patois durant sa jeunesse, c’est surtout à l’âge de 20 ans qu’il s’est mis à le pratiquer. En effet, lui et ses collègues de Haute-Ajoie travaillant à Bienne se sentaient défavorisés par rapport aux Alémaniques qui pouvaient parler en dialecte sans être compris des Romands. Plus récemment, il a fait partie de troupes de théâtre et de chorales patoisantes et le parle aujourd’hui encore avec sa compagne.

Je m’appelle Albert Petitat, je suis venu au monde à Grandfontaine. J’ai fait pour ma carrière à la poste et puis quand j’avais à peu près entre – qu’est-ce que je vais dire – entre 20 et 25 ans, je me suis retrouvé à Bienne avec des autres, des connaissances ajoulotes. Nous étions… cinq-six Ajoulots qui… nous ne savions pas le bon allemand, n’avions pas trop parlé l’allemand… Surtout que ces Suisses allemands, eux, ils parlaient tout leur dialecte. Alors, nous nous sommes pris au jeu de dire : « nous allons faire comme eux, nous allons parler notre patois, vu qu’eux, ils parlent le leur. » Et puis c’est ainsi qu’ensemble, eh bien, nous avons pris plaisir à parler patois.